Liens affiliés Amazon. En tant que Partenaire Amazon, je réalise un bénéfice sur les achats remplissant les conditions requises.
Le GR66, ou tour du mont Aigoual, offre une immersion totale au cœur du parc national des Cévennes. Cette boucle de 80 kilomètres, accessible aux randonneurs de tous niveaux, dévoile des paysages à couper le souffle entre forêts de hêtres, plateaux karstiques et crêtes panoramiques. Avec son observatoire météorologique culminant à 1565 mètres, le mont Aigoual constitue le point d’orgue d’une aventure où la nature sauvage et préservée des Cévennes se révèle dans toute sa splendeur. Que l’on opte pour un parcours en 3 ou 4 jours, chaque étape promet son lot de découvertes, entre patrimoine pastoral et biodiversité exceptionnelle.
En bref
- Un sentier de grande randonnée de 80 km en boucle autour du mont Aigoual
- Itinéraire modulable : 3 jours (depuis l’Espérou) ou 4 jours (depuis Meyrueis)
- Dénivelés modérés, accessibles aux marcheurs réguliers
- Paysages variés : forêts, alpages, lacs d’altitude et crêtes ventées
- Point culminant à 1569 mètres avec vue à 360° sur les Cévennes et les Causses
- Hébergement en bivouac ou en gîte selon les étapes
- Période conseillée : printemps, été, automne – éviter l’hiver pour le bivouac
- Biodiversité remarquable au sein du parc national des Cévennes
Un itinéraire emblématique au cœur des Cévennes
Le GR66, également connu sous le nom de tour du mont Aigoual, représente l’une des plus belles randonnées du sud du Massif Central. Ce sentier de grande randonnée serpente à travers le parc national des Cévennes, offrant aux marcheurs une diversité de paysages saisissante. Entre les vallées encaissées du Gard et de la Lozère, le chemin alterne entre sous-bois frais, landes à genêts et crêtes exposées au vent.
L’originalité de ce circuit réside dans son caractère accessible. Avec un dénivelé moyen de 800 à 900 mètres par jour, il convient à des randonneurs ayant une bonne condition physique, mais sans être réservé aux experts. Les points de départ principaux sont Meyrueis (pour la version 4 jours) et l’Espérou (pour la version 3 jours). Chaque étape a été pensée pour offrir des temps de marche raisonnables, entre 5 et 9 heures par jour.

Le GR66 ne se contente pas de longer les pentes du mont Aigoual. Il propose une boucle complète qui traverse plusieurs écosystèmes emblématiques du parc national des Cévennes. Les randonneurs découvrent ainsi les hêtraies d’altitude, les châtaigneraies séculaires et les vastes plateaux karstiques où paissent les brebis. Cette variété de milieux offre un spectacle changeant au fil des saisons, des floraisons printanières aux couleurs flamboyantes de l’automne.
L’observatoire météorologique du mont Aigoual constitue l’un des points forts du parcours. Construit à la fin du XIXe siècle, il est l’un des derniers observatoires de montagne encore en activité en France. Depuis son sommet, à 1569 mètres, la vue embrasse un vaste panorama allant des Causses au mont Ventoux, en passant par les Alpes par temps clair. C’est un moment fort qui récompense les efforts de la montée.
Les quatre jours du tour du mont Aigoual : étapes et découvertes
Pour ceux qui souhaitent prendre le temps d’explorer chaque recoin, la version en 4 jours est idéale. Le départ s’effectue depuis Meyrueis, charmant village lozérien niché au confluent de la Jonte et de la Béthuzon. Cette formule permet de répartir les 80 kilomètres de manière équilibrée, avec des journées de marche allant de 14 à 26 kilomètres.
Voici le détail des étapes du GR66 en 4 jours :
| Jour | Étape | Distance | Durée | Dénivelé + | Dénivelé - |
|---|---|---|---|---|---|
| 1 | Meyrueis → Cabrillac → Aire de Côte | 23,5 km | 8h | 885 m | 500 m |
| 2 | Aire de Côte → Mont Aigoual → L’Espérou | 14 km | 5h | 535 m | 400 m |
| 3 | L’Espérou → Dourbies | 26 km | 8h | 540 m | 850 m |
| 4 | Dourbies → St-Sauveur-Camprieu → Meyrueis | 17 km | 6h | 700 m | 900 m |
Le premier jour, les randonneurs quittent Meyrueis pour rejoindre Cabrillac, hameau typique lové dans un vallon. Le chemin longe d’abord la rivière puis s’élève en forêt de hêtres, offrant de belles échappées sur les gorges de la Jonte. L’arrivée à Aire de Côte, petit plateau pastoral, marque la fin de cette première étape exigeante. Les marcheurs peuvent y planter leur tente en bivouac ou réserver un gîte.
Un autre aspect à garder en tête concerne découvrir tour mont avaloirs. Il s’inscrit naturellement dans la continuité du sujet et permet d’élargir le raisonnement sans créer de rupture dans la lecture.
La deuxième étape est plus courte mais technique. Elle mène au sommet du mont Aigoual par la forêt domaniale. L’ascension progressive dévoile des points de vue de plus en plus larges. À l’observatoire, une pause s’impose pour admirer le panorama et, si le temps le permet, visiter l’exposition sur la météorologie en montagne. La redescente vers l’Espérou se fait par les pentes sud, où la végétation se fait plus rare.
Le troisième jour constitue l’étape la plus longue. De l’Espérou à Dourbies, le sentier traverse le pic Saint-Guiral (1366 m) et offre des vues plongeantes sur la vallée. Les nombreux cols – du Minier, de Portes, de l’Homme Mort – rythment le parcours. L’arrivée à Dourbies, village typique cévenol, est un véritable soulagement. Les randonneurs peuvent y trouver un hébergement confortable pour reprendre des forces.
La dernière étape boucle la boucle en reliant Dourbies à Meyrueis via Saint-Sauveur-de-Camprieu. Les dénivelés sont importants, mais le paysage est grandiose. Les gorges de la Vis offrent un cadre spectaculaire avec leurs falaises calcaires. Le retour à Meyrueis est chargé d’émotion, car le marcheur a parcouru les 80 kilomètres du tour du mont Aigoual.
Une variante en 3 jours pour les randonneurs pressés
Pour ceux qui disposent de moins de temps, le GR66 peut se parcourir en 3 jours. Le départ se fait depuis l’Espérou, station climatique située sur les hauteurs du mont Aigoual. Cette version plus sportive condense les 80 kilomètres en trois longues journées. Elle nécessite une bonne résistance, mais reste réalisable pour un randonneur entraîné.
Les étapes du tour du mont Aigoual en 3 jours :
- Jour 1 : L’Espérou → Dourbies (26 km, 8h, +540 m / -850 m)
- Jour 2 : Dourbies → Le Crouzet (25 km, 8h, +1155 m / -925 m)
- Jour 3 : Le Crouzet → L’Espérou (28 km, 9h, +915 m / -820 m)
Cette version privilégie le bivouac. Les deux nuits se passent en pleine nature, sous les étoiles. Le confort est minimal, mais l’expérience est intense. Les paysages traversés sont parmi les plus sauvages des Cévennes : forêts profondes, landes à myrtilles, plateaux balayés par le vent. Le deuxième jour, avec ses 1155 mètres de dénivelé positif, est particulièrement exigeant. Il faut s’armer de courage pour franchir les cols successifs. Mais les récompenses sont à la hauteur de l’effort.
Le troisième jour, la boucle se referme sur l’Espérou. Les derniers kilomètres sont douloureux, mais l’arrivée est un triomphe. Les marcheurs peuvent alors savourer un repas chaud dans l’un des restaurants de la station, avant de reprendre la route. Cette version en 3 jours est idéale pour ceux qui recherchent un défi personnel, en autonomie totale au cœur du parc national des Cévennes.
Pour préparer ce type de randonnée, il est utile de consulter un guide des applications GPS gratuites pour la randonnée afin de ne pas se perdre sur les sentiers peu balisés. De nombreux marcheurs utilisent également un GPS Garmin eTrex 30x pour suivre les traces.
Préparer son trek : équipement, météo et cartes
Avant de se lancer sur le GR66, une préparation minutieuse s’impose. Le climat cévenol est capricieux, surtout en altitude. Même en été, les matins peuvent être frais et les orages fréquents l’après-midi. Il est recommandé de partir avec des vêtements techniques, une bonne imperméabilité, et un équipement de bivouac léger mais résistant.
La carte IGN 2641 ET « Mont Aigoual – Le Vigan – Parc national des Cévennes » est indispensable. Elle couvre l’intégralité du circuit et indique les points d’eau et les zones de bivouac autorisées. Dans le parc national des Cévennes, le bivouac est réglementé : il est toléré entre 19h et 9h, à plus d’une heure de marche des routes et des habitations. Il est interdit au sommet du mont Aigoual et dans les réserves biologiques intégrales.
Pour l’hébergement, plusieurs gîtes et chambres d’hôtes jalonnent le parcours : à l’Espérou, à Dourbies, à Meyrueis et à Saint-Sauveur-de-Camprieu. Il est prudent de réserver en haute saison, surtout aux mois de juillet et août. Les randonneurs qui préfèrent le bivouac doivent être autonomes en eau, surtout sur les parties hautes où les sources sont rares.
La faune et la flore sont particulièrement riches dans cette région. Avec un peu de chance, on peut observer des vautours fauves planant au-dessus des gorges, des chamois sur les pentes du mont Aigoual, ou encore des chevreuils dans les sous-bois. La flore, quant à elle, est typique des Cévennes : hêtres, châtaigniers, pins sylvestres, mais aussi des espèces endémiques comme la saxifrage des Cévennes. Les randonneurs sont invités à respecter ces trésors naturels en restant sur les sentiers et en ne cueillant pas les plantes.
Enfin, pour suivre le GR66 sans difficulté, le marquage est classique : deux traits blancs et rouges. Il est généralement bien entretenu, mais dans les secteurs forestiers ou brumeux, il est facile de perdre le balisage. Un bon GPS de randonnée peut être utile, ne serait-ce que pour vérifier sa position. Le téléphone portable peut aussi servir avec des cartes hors ligne, mais il faut prévoir des batteries externes car l’autonomie est souvent mise à rude épreuve en montagne.
Patrimoine et histoire sur le sentier du GR66
Le tour du mont Aigoual n’est pas seulement une aventure sportive. C’est aussi une plongée dans l’histoire des Cévennes. Sur le parcours, les randonneurs croisent des vestiges de l’agropastoralisme : des drailles (chemins de transhumance), des jasses (bergeries en pierre sèche), et des murets de pierre qui témoignent d’un siècle d’activité humaine.
L’observatoire météorologique du mont Aigoual, construit entre 1887 et 1894, est un symbole fort de la volonté scientifique de l’époque. Il a été bâti pour étudier le climat de la région, réputée pour ses précipitations abondantes (plus de 2 mètres par an). Aujourd’hui encore, des météorologues y travaillent et accueillent le public. La montée jusqu’à l’observatoire est un passage obligé pour tout randonneur du GR66.
Le pic Saint-Guiral, autre point culminant du circuit (1366 m), est chargé de légendes. On raconte que saint Guiral, ermite du VIe siècle, y aurait vécu dans une grotte. De nos jours, le pic offre un panorama exceptionnel sur la vallée de la Dourbie et les contreforts du mont Aigoual. C’est un lieu de pause prisé des randonneurs, surtout au coucher du soleil.
Les villages traversés – Meyrueis, L’Espérou, Dourbies – sont autant de haltes pleines de charme. Meyrueis, avec ses ruelles étroites et ses maisons en schiste, est classé parmi les plus beaux villages de France. L’Espérou, station de ski de fond réputée, propose des activités variées en toute saison. Dourbies, plus modeste, conserve une authenticité touchante. Partout, l’accueil est chaleureux et la gastronomie locale mérite une halte : aligot, pélardon, fouace sont autant de délices à découvrir.
Cette dimension historique et culturelle enrichit considérablement l’expérience de la randonnée. Le GR66 n’est pas qu’un chemin, c’est un voyage dans le temps et dans l’âme cévenole. Les marcheurs qui prennent le temps de lire les panneaux d’interprétation, de discuter avec les habitants ou de s’arrêter dans les musées locaux en repartent avec des souvenirs inoubliables.
Questions fréquentes sur le GR66 – Tour du Mont Aigoual
Quelle est la meilleure période pour faire le GR66 ?
La meilleure période s’étend du printemps à l’automne, d’avril à octobre. En mai et juin, les fleurs sont abondantes. En septembre, les couleurs automnales sont magnifiques. L’hiver est déconseillé pour le bivouac à cause du froid et de la neige.
Faut-il être un randonneur expérimenté pour ce trek ?
Le GR66 est accessible aux marcheurs réguliers ayant une bonne condition physique. Les dénivelés journaliers sont modérés (500 à 900 mètres). Une expérience de la randonnée en montagne est recommandée, surtout pour la version en 3 jours.
Peut-on faire le tour du mont Aigoual avec un chien ?
Oui, les chiens sont autorisés sur les sentiers du parc national des Cévennes. Ils doivent être tenus en laisse dans les zones à troupeaux et près des observatoires. Attention aux vautours qui peuvent être attirés par les petits chiens.
Où se procurer la carte IGN du GR66 ?
La carte IGN 2641 ET ‘Mont Aigoual – Le Vigan’ est disponible dans les librairies spécialisées, les offices de tourisme et en ligne sur le site de l’IGN. Il est conseillé d’en avoir une version papier en complément du GPS.
Existe-t-il des refuges sur le parcours ?
Il n’y a pas de refuge de montagne au sens propre, mais plusieurs gîtes d’étape et chambres d’hôtes dans les villages : à l’Espérou, à Dourbies, à Meyrueis et à Saint-Sauveur-de-Camprieu. Le bivouac reste l’option privilégiée par les randonneurs itinérants.








